Jeudi 03 Avril

Zéro pointé pour la fin d’année scolaire

L’année scolaire se termine mal. « Hécatombe chez les CPE », les nerfs des bacheliers rudement mis à l’épreuve, des 3e qui se retrouvent « à la rue », un climat délétère entre la hiérarchie du rectorat et le personnel de l’éducation nationale. La syndicaliste Martine Nivoix craint le pire. Les examens de fin d’année, « ça clôt une année difficile et ça démontre que nous sommes en train de perdre pied ». L’ambiance n’était pas à la franche réjouissance ce vendredi au local du syndicat Cdtg, cité Césaire à Cayenne. Réduit comme peau de chagrin par la seule présence de la secrétaire,…

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0 commentaires

  • c’est pas un article, vous relayez le militantisme à oeillères

  • Heureusement que l’E.N est le premier budget de l’état avec 60 milliard d’euros par an tout confondu, sinon l’on incriminerait un manque de moyen financier. Il est quand meme mal venu qu’un enfant ne sache pas lire, ecrire et compter correctement en arrivant en 6eme.
    Les enfants ne sont pas plus idiots actuellement qu’il y a 40 ans en arriere, les classes à l’époque comptaient 25/30 eleves, et l’on savait compter, ecrire et lire en 6eme. Cherchez l’erreur.
    C’est quand même une sacrée desorganisation cette administration couteuse.

  • La Guyane est dernière de la classe avec 59% d’échec scolaire et de formation, loin derrière les autres doms. Pourquoi ? Les enfants et les enseignants n’y sont pas plus nuls qu’ailleurs pourtant. La réalité c’est que ni les enseignants, ni les programmes, ni les méthodes, ni les infrastructures ne sont en phase avec le public Guyanais.
    On note une démographie galopante alors qu’on est déja en retard d’établissements et qu’on ne compte pas les 8000 à 9000 enfants non scolarisés. En fait il manque au bas mot une vingtaine d’établissements scolaires que ce soient des écoles, des collèges ou des lycées et notamment des lycées professionnels, débouché aujourd’hui le plus adapté à nombre d’enfants de Guyane.
    La réalité c’est que 85% des enfants de Guyane n’ont pas le français comme langue maternelle, et que pour la plupart, créoles compris, ils sont d’une tradition orale quand la culture métropolitaine est de tradition écrite. Il faudrait donc scolariser les enfants le plus tôt possible (2 ans) et avoir le temps de les imprégner d’une double culture et d’adapter l’enseignement à leur bilinguisme. C’est possible et c’est une richesse pour l’enfant, si on s’y adapte et s’y on s’en donne la peine. Or nombre d’enfants, au lieu de profiter de cette richesse initiale, rentrent tardivement à l’école, faute de places, arrivent en CP sans le minimum de mots nécessaires pour le réussir et entament dès le CP une vie d’échecs et de frustrations. La faute ne leur incombe pas, la faute incombe à une administration pesante qui se focalise sur elle-même au lieu de se focaliser sur son public et s’y adapter. La faute incombe aux gouvernements qui oublient systématiquement la priorité de l’éducation inscrite dans la Loi, pour en rogner les dotations budgétaires.
    Quant aux enseignants, en dehors des chasseurs de primes que l »on retouve ici plus qu’ailleurs, nombre de ceux qui arrivent plein d’enthousiasme se retrouvent fracassés par les conditions délétères d’enseignement qu’ils trouvent: manque de moyens, pb de logement, classes surpeuplées et de différences de niveaux ingérables, enfants en grande difficultés et souvent en souffrance qui n’ont rien à faire dans leurs classes, mais qu’on y laisse parce que l’institution est incapable de leur proposer une filière adaptée pour les remettre en selle, pb de violence, pb de culture, pb de communication et plus généralement impréparation à la tâche qui les attend et un manque d’encadrement pour leur permettre de surnager et s’adapter…et j’en passe.
    La réalité c’est qu’il faut stopper ce copier-coller suicidaire des méthodes traditionnelles de l’hexagone qui produisent d’ailleurs le même échec dans les banlieues et qu’il faut reprendre la main sur l’éducation nationale en Guyane pour redéfinir les méthodes que nécessitent nos jeunes. La réalité c’est qu’il faudrait aussi investir davantage sur la filière locale de formation des enseignants, solliciter les enfants de toutes les communautés et nationalités qui réussissent et les mettre dans une filière protégée pour qu’ils puissent ensuite enseigner en Guyane. Au moins eux, auraient-ils la culture et les codes de communciation avec les plus jeunes à qui ils devraient enseigner.
    La réalité c’est que si on ne fait pas rapidement quelque chose d’efficace, la Guyane va s’enfoncer de plus en plus vite et de plus en plus loin dans la délinquance et la violence qu’on fabrique par l’échec scolaire.

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