Jeudi 03 Avril

En 2015, 42% des Guyanais avaient un travail rémunéré et officiel

En 2015, 42% des Guyanais avaient un travail rémunéré et officiel
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En 2015, 64 000 guyanais, soit seulement quatre citoyens sur dix en âge de travailler disposaient ou ont disposé officiellement d’un emploi rémunéré. Sur la même période, plus d’un sur deux était chômeur ou « inactif ». Les 25-49 ans sont de loin les plus touchés. « Plus de 40 000 personnes » étaient « sans emploi et souhaitaient travailler ».

« Sur dix personnes en emploi, deux sont non salariés, deux sont ouvriers, trois sont employés et trois occupent une profession intermédiaire ou un emploi de cadre. La part des professions intermédiaires et des cadres progresse de 2 points en 2015, s’établissant à 32,4 % des actifs occupés, tandis que la part d’ouvriers reste stable entre 2014 et 2015. ». C’est ce que conclut la lettre d’information mensuelle de l’Insee, d’avril 2016, qui publie les premiers chiffres du chômage et de l’emploi en Guyane de l’année écoulée.

« Dans les emplois qualifiés d’ouvriers et d’employés, soit plus de 30 % des emplois, les hommes sont majoritaires (2 hommes pour 1 femme), contrairement aux emplois d’ouvriers et d’employés non qualifiés. »

« En 2015, 76,6 % des personnes ayant un emploi, salariées ou non, travaillent dans le secteur tertiaire. Les femmes sont majoritaires dans le secteur tertiaire où elles occupent 51,7 % des emplois. Les deux-tiers d’entre elles travaillent dans l’administration publique, l’éducation, la santé et l’action sociale. »

Le CDI est majoritaire

« La forme de contrat de travail la plus répandue est le contrat à durée indéterminée (CDI). En 2015, 80,1 % des salariés en bénéficie, 18,6 % sont en contrat à durée déterminée (CDD), 0,9 % en intérim et 0,4 % en apprentissage. Les femmes occupent presque trois emplois en CDD sur cinq, mais elles sont deux fois moins nombreuses que les hommes parmi les intérimaires et les apprentis.

Les salariés de moins de 25 ans, entrés plus récemment sur le marché du travail, occupent moins souvent des emplois en CDI (35,3 % d’entre eux). Un apprenti sur deux et 18 % des intérimaires ou bénéficiaires d’un CDD ont moins de 25 ans, contre un peu moins de 4 % des salariés en CDI.

En 2015, 14,9 % des personnes en emploi travaillent à temps partiel, soit 3,6 points de moins qu’en 2014. 6 000 personnes sont en situation de sous-emploi, soit 9,5 % des actifs occupés, moins qu’en 2014. Le sous-emploi affecte surtout les femmes, qui occupent près de 3 emplois à temps partiel sur 5, les jeunes, les employés non qualifiés et les ouvriers (qualifiés ou non). »

Qu’est ce que « l’inactivité » selon le bureau international du travail ?

Les chiffres présentés par l’Insee répondent aux définitions données par le Bureau international du travail (BIT). Pour cet organisme, sont considérées « inactives » les « personnes [qui] souhaitent travailler mais ne sont pas disponibles pour le faire, pour des raisons familiales ou de santé notamment. Il en est de même des personnes sans emploi et qui, bien que disponibles, ne recherchent pas d’emploi parce qu’elles ne pensent pas, ou plus, pouvoir en trouver. C’est le cas en particulier d’anciens salariés proches de l’âge de la retraite.

Pour « rechercher activement un emploi », la personne doit avoir entrepris des démarches spécifiques en vue de trouver un emploi au cours des quatre dernières semaines (ou alors avoir trouvé un emploi qui commence dans les trois mois, ce qui la dispense implicitement de recherche).Pour « être disponible pour travailler », la personne doit pouvoir commencer une activité dans un délai de deux semaines. »

Selon l’Insee, « le chômage touche surtout les jeunes actifs (46,7 %), les ouvriers (22,3 %) et les non diplômés (34,6 %). Le taux de chômage des femmes diminue (– 1,8 point), tandis que celui des hommes est stable (17,8 %). Depuis 2014, le taux de chômage des femmes est largement supérieur à celui des hommes, mais l’écart se réduit : de + 11,4 points en 2014 à + 8,8 points en 2015. »

L’année dernière, « plus de 40 000 personnes » étaient « sans emploi et souhaitaient travailler, soit 2 000 personnes de plus en un an ». Parmi les 71 000 inactifs en Guyane, 22 000 souhaitaient travailler mais ne satisfaisaient pas tous les critères pour être au chômage au sens du BIT.

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